dimanche 27 octobre 2013

0 Esprit d'hiver - Laura Kasischke

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

Avant tout, je tiens à remercier Olivier Moss et Priceminister, car c'est grâce à eux et à leurs Matchs de la Rentrée Littéraire que j'ai pu découvrir ce livre. 

Je ne connais Laura Kasischke que de nom, ayant dans ma PAL depuis un peu plus d'un an un autre de ses romans (Les Revenants).C'est ce qui m'a d'ailleurs poussée à choisir ce livre plutôt qu'un autre dans la liste proposée : cela me permettait de me familiariser avec le style de l'auteur.

Je vous avoue que je suis passée par plusieurs émotions en lisant ce livre. Les 40 premières pages m'ont fortement intriguée, avec ce leitmotiv : "Quelque chose les avait suivis de la Russie jusque chez eux." De quoi faire courir un délicieux frisson le long de mon épine dorsale.

Et puis ensuite, pendant une centaine de pages, j'ai été agacée. Par la personnalité de la protagoniste, principalement, dont j'avais du mal à comprendre les réactions. Je la trouvais insupportable, et égocentrique : pourquoi ramener les réactions somme toute normales de sa fille à ce qu'elle, Holly, a bien pu faire ou dire des années auparavant ? Pourquoi penser que sa fille cherchait automatiquement à l'énerver (comportement typique de l'adolescent moyen) alors qu'elle ne faisait que répondre à sa mère ? En tout cas, j'ai eu beaucoup de mal à prendre le parti de Holly et à comprendre pourquoi elle réagissait ainsi face au comportement de sa fille.

Et puis j'ai aussi été décontenancée parce que pendant ces 100 pages, je trouvais le récit décousu. Attention, la terminologie est importante ici : "je trouvais" et non pas "le récit était". Nuance qui s'avère de taille, comme on le verra par la suite. Donc oui, je trouvais que tout cela manquait de cohérence et était extrêmement répétitif.

Mais petit à petit, le doute s'est installé. Je commençais à voir où l'auteur voulait en venir, et en même temps j'étais complètement dans le flou. J'ai commencé à ressentir un certain malaise, qui avait en fait été implanté dès les premières pages du récit, mais Laura Kasischke est une artiste et elle a planté sa graine, et celle-ci a poussé, petit à petit, jusqu'à arriver au final. Et quel final !

J'ai refermé le livre en proie à des sentiments mitigés, mais je ne peux nier que, malgré l'agacement éprouvé en milieu de récit, celui-ci a été mené de main de maître et est terriblement efficace.

J'ai hâte à présent de découvrir Les Revenants !

Ma note : 16/20

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