dimanche 1 septembre 2013

4 A toi ma soeur - Rosamund Lupton

A Londres, une jeune femme enquête envers et contre tous pour découvrir la vérité sur la mort de sa sœur. Un suspense terrifiant et bouleversant, sur la force indestructible des liens fraternels. Quand la police découvre le corps de Tess, 21 ans, et conclut au suicide, Béatrice se révolte : jamais sa petite sœur chérie, si débordante de vie, n'aurait mis fin à ses jours. Alors, qui l'a assassinée? Contre l'avis de la police et de sa famille, Béatrice se lance seule dans une dangereuse enquête, où les suspects sont nombreux. Serait-ce son professeur d'université dont elle attendait un enfant? Et surtout, qu'est arrivé à ce bébé qui s'apprêtait à naître? Autant de mystères que Béatrice s'acharne à résoudre. Mais à trop vouloir se rapprocher de la vérité, elle risque de se brûler les ailes : au bout du chemin, l'assassin l'attend...

 Cela fait plus de deux ans (il me semble) que ce livre est sur ma PAL. D'ailleurs, il fait partie des 10 livres qui ont commencé ma PAL. Et j'ai profité de la dernière session en date du challenge de calypso pour enfin le lire.

Et je dois dire que je suis presque déçue... d'avoir attendu si longtemps. Attention, ce livre n'est pas un coup de coeur. Mais il en est très proche.

L'histoire reste assez banale pour un thriller : une jeune femme meurt, soi-disant d'un suicide. Sa soeur n'en croit pas un mot et cherche à établir la vérité envers et contre tous. Néanmoins, il y a de l'originalité dans ce récit.

Sa forme, d'abord, le distingue d'autres thrillers que j'ai pu lire (je suis loin d'être une spécialiste du genre, les thrillers m'ennuyant souvent pour une raison que j'expliquerai plus tard) : il s'agit, tout le long du récite, d'une lettre écrite par la protagoniste à sa soeur. Donc bien sûr le récit est à la première personne (ce qui aurait pu m'agacer très vite - mais en fait, je crois que ce ne sont pas les récits à la 1e personne qui m'agacent, mais les livres de type YA qui sont TOUJOURS à la 1e personne. Mais je digresse.), mais surtout, il est adressé à une personne en particulier. Cela lui donne une force et une intensité que j'ai fortement appréciées.

Ensuite, il y a cette fameuse raison qui font que j'apprécie peu les thrillers : j'aime les mystères. Mais souvent, je perds patience. Et devoir attendre 500 pages (ou 4 saisons - PLL, that's you) pour avoir un semblant de réponse et/ou une réponse franchement bâclée, très peu pour moi. Surtout que souvent, je trouve le vilain à peu près au premier tiers du livre (ou à la moitié si je suis vraiment fatiguée). Ici, le suspense ne m'a jamais ennuyée. Il y a eu des moments où j'étais vraiment impatiente, mais c'était de l'impatience positive. Il y a des moments où vraiment, l'intensité était telle que je la ressentais physiquement (et où je gigotais parce que je ne tenais plus en place d'impatience). Et je n'ai trouvé le coupable qu'à 100 pages de la fin.

Enfin, et c'est probablement ce qui m'a le plus plu dans ce livre, j'ai été ravie à plusieurs reprises par la beauté de l'écriture et du style. Ce n'était pas constant, mais c'était une impression majoritaire. Il y a des phrases qui m'ont bouleversée. Des passages que j'ai trouvés d'une beauté à couper le souffle.
Exemple (spoiler potentiel) : ["Tu penses probablement à Tess quand elle était adulte parce que tu étais toujours proche d'elle ; mais quand j'ouvre les yeux le matin, je la revois à trois ans, avec une jupe de fée que je lui avais achetée chez Woolworth, un casque de policier sur la tête et une cuillère en bois à la main. Dans le bus, hier, je me suis imaginée en train de la serrer contre moi lorsqu'elle avait deux jours. J'ai senti sa chaleur, je me suis souvenue de tous ses doigts enroulés autour du mien, si petits qu'ils n'en faisaient même pas le tour. Je me suis souvenue de la forme de sa tête, de sa nuque que je caressais jusqu'à ce qu'elle s'endorme, de son odeur. Elle sentait l'innocence. A d'autres moments aussi : elle a treize ans et elle est si jolie que je m'inquiète pour elle chaque fois qu'un homme la regarde. Et toutes ces Tess sont ma fille." Ce passage retranscrit tellement bien l'amour et le désarroi d'une mère qu'il m'a bouleversée. Et il m'a fait penser à mon passage préféré de Minority Report. Ce qui auront vu le film seront duquel je parle.]

Au final, vous devez vous demandez pourquoi ce livre n'est pas un coup de coeur. Le fait que j'ai quand même trouvé le coupable joue. Il y a aussi une infime déception concernant un des personnages. Mais cette déception s'accompagne également de soulagement [Wright. Je suis un tout petit peu déçue qu'il n'existe pas car il aurait été parfait pour Bea, mais je suis aussi très contente qu'il n'existe pas, car 1/ une histoire d'amour aurait fait cliché dans l'histoire 2/ça donne du cachet et encore un grain d'originalité à ce livre], donc je doute qu'elle soit pour beaucoup dans mon hésitation à lui décerner le statut de coup de coeur. Et si vous le lisiez et que vous m'expliquiez pourquoi ce n'en est pas un ?

Livre lu dans le cadre de :

4 companion(s) so far:

Mypianocanta a dit…

Alors thriller ou polar au final ? Parce que le résumé et ce que tu en dit me fait plus penser au second qu'au deuxième.
En tout cas, tu donnes envie … je note :)

Miss Bunny a dit…

j'avoue que j'ai du mal à ranger les livres dans les catégories à la base, alors pour celui-là... Un mélange des deux ?
J'espère que tu le liras, que je voie ce que tu en penses :)

Merry a dit…

Ce livre m'a été très fortement recommandé par une amie. Depuis il est dans ma PAL, et je l'avais presque oublié! Merci de me le rappeler, et de me conforter dans mon envie de le lire :D

Miss Bunny a dit…

chouette ! j'aime bien convaincre les gens :)

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