samedi 1 juin 2013

0 The Melancholy Death of Oyster Boy - Tim Burton


Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire.
Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous.

Vous devez le savoir (ou alors vous êtes nouveaux par ici, auquel cas bienvenue !) : j'aime, j'adore Tim Burton. Malgré ses quelques erreurs (Alice et Dark Shadows en tête - même si les deux avaient du potentiel), c'est mon réalisateur préféré, mon dieu "filmique" (mon dieu "séristique" étant bien entendu Joss Whedon).

Ses histoires sont toujours extrêmement poétiques, même - et je dirais même surtout - lorsqu'elles frisent délicieusement le morbide. Ses thèmes de prédilection, ses couleurs et ses formes de prédilection, tout me parle dans son oeuvre (bon, d'accord, pas tout. Mars Attacks!, par exemple, est un ovni qui bien que définitivement burtonien n'a pas autant d'attraits pour moi qu'un Edward Scissorhands ou un Corpse Bride, ou encore un Sweeney Todd).

Il y a deux ans (déjà !), mon très cher Blacksad m'a offert ce livre. Je l'ai bien entendu dévoré le soir même, mais j'ai voulu le relire à tête reposée avant de vous en parler. Le challenge de calypso m'en donne l'occasion.

Ce livre est intéressant pour deux raisons : la première, bien entendu, étant les histoires de Burton. J'y reviendrai. La seconde est que les illustrations sont de Burton. Il y a quelques temps, je vous avais très brièvement parlé de ma visite à la Cinémathèque, pour voir l'expo qui lui était consacré. Ses illustrations sont de pures beautés. J'adore l'usage qu'il fait des couleurs, et même avec un simple stylo noir, ce qu'il dessine est magnifique et surtout, plein d'émotions.

C'est aussi le cas dans ce livre : bien sûr elles sont plus simples que certaines oeuvres que j'ai eu l'occasion de voir à la Cinémathèque, mais elles sont tout aussi évocatrices.

En ce qui concerne les histoires, j'ai retrouvé dans ses mots ce que j'aime dans ses films et dans ses illustrations. Même la plus courte des histoires a le don de me transporter, de me faire éprouver des choses fortes, même si ce sont des choses négatives (comme à la lecture de l'histoire éponyme, qui est relativement malsaine). Il y a peu d'artistes qui me font cet effet.

Je vous livre ici mon histoire préférée, celle qui me touche le plus :

Voodoo Girl

Her skin is white cloth, 
and she's all sewn apart
and she has many colored pins 
sticking out of her heart.

She has a beautiful set
of hypno-disk eyes, 
the one that she uses
to hypnotize guys.

She has many different zombies
                                                    who are deeply in her trance.
                                                    She even has a zombie
                                                    who was originally from France.

                                                    But she knows she has a curse on her,
                                                    a curse she cannot win. 
                                                    For if someone gets
                                                    too close to her, 

                                                    the pins stick farther in. 

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