vendredi 14 septembre 2012

9 Sometimes I feel like...

Avant de réussir le concours, avant même de travailler au elle-N, après mes deux années dans le tourisme, j'étais sur le point de vendre ma voiture (j'avais déjà trouvé un acheteur) et tout laisser tomber ici pour aller tenter ma chance en UK.

Je me voyais déjà travailler au Tesco du coin tout un cherchant un job de réceptionniste de standing (après 1 an dans un hôtel et restaurant étoilé Michelin, je pouvais y prétendre).

Et puis malgré un entretien durant lequel la CéPéEuh du elle-N m'avait clairement dit que comme je voulais un plein temps elle ne me sélectionnerait pas - à regrets -, elle m'a finalement appelée pour me proposer le temps plein désiré. Je n'ai pas accepté tout de suite, et il m'a fallu de longues heures d'intense cogitation pour me décider, avec la suite que l'on connaît (un an au elle-N, réussite au concours, un an de stage, un an dans 2 c0llèges puis ma nouvelle @ffect@tion).

Mais régulièrement, l'envie me reprend. Quand ça ne va pas trop, bien sûr, mais aussi quand ça va, même si l'envie est plus diffuse.

Je me vois tellement bien dans cette belle et grande ville de Londres où je me sens si bien que malgré le coût de la vie, et malgré tout ce que m'a situation a d'envieuse (pour les néophytes qui ignorent encore ce qu'est l'Euh-N), je rêve encore et toujours de m'y évader.

Encore une fois, le temps qui passe me dit que si je veux le faire, il faut que je le fasse vite. On perd en faculté d'adaptation à mesure qu'on vieillit. Et même si j'ai été entraînée dès mon plus jeune âge, on ne sait jamais.

J'avoue que, plus que la précarité d'une telle situation, ce qui m'arrête c'est la réaction de certaines personnes. Je sais par exemple que mes parents ne comprendraient pas. Mais je pense qu'ils ne seraient pas les seuls.

Ca ne m'a jamais arrêtée bien longtemps, mais n'empêche, je réfléchis.

Peut-être bien que très prochainement, je prendrai une dispo pour tester pendant un an, tout en gardant mon emploi, et voir si ça fonctionne.

Voilà un projet qui se réfléchit, surtout que j'ai ma boule de poils à embarquer : hors de question que je parte sans elle !

9 companion(s) so far:

LittleMiss a dit…

Je crois qu'une fois qu'on est parti... l'envie reste toujours là quelque part, dans un coin de la tête. Oui, même moi ça me titille encore! Mais bon, la trouille quoi!
Cela dit, c'est un projet qui demande réflexion. Et puis après tout, pourquoi pas?! Et y réfléchir et en parler, c'est ce qu'il y a de mieux pour mûrir un tel projet.
Et puis il n'y a pas que Londres, un petit coin un peu moins onéreux et tout aussi vivant et anglais pourrait t'apporter ce que tu veux.
En tous cas, moi je ne te jugerai pas, et comprendrai même ton envie de partir ailleurs.

Miss Bunny a dit…

Tu as tout à fait raison : une fois qu'on a goûté à l'ailleurs, on en redemande toujours, ça reste dans nos veines.

J'avais aussi pensé à Brighton, et j'avais d'ailleurs, à l'époque, trouvé une coloc. Comme tu dis ça se réfléchit (le départ et la vie là-bas, mais aussi ici : que faire de mes affaires pendant tout ce temps ? combien d'argent prévoir pour survivre en attendant de trouver un job ? même si je ne me fais pas de soucis, si je partais, je trouverais facilement...)

il va falloir que je m'y attèle :)

Le Mammouth a dit…

C'est rigolo parce que j'ai les mêmes envies, mais qui sont freinées par les mêmes choses... Je sais d'avance que mes parents (ma mère surtout) ne comprendraient pas, et j'ai peur de tout louper et de perdre le confort de vie auquel je suis (trop) habituée... Et puis je n'ai aucun diplôme digne d'intérêt (aucun diplôme tout court d'ailleurs, à part le bac et une pauvre année de Deug) alors bof bof pour trouver un job... :( Mais l'idée tournicote souvent dans ma tête...

Miss Bunny a dit…

moi je crois que le diplôme, c'est un truc français. quand je vois par exemple comment c'est "facile" (tout est relatif hein) d'avoir un super job si on bosse pour l'avoir, même si on a pas le bon diplôme, parce que là-bas, les compétences réelles et le mérite sont valorisés, je me dis qu'en France on est bien obtus... et j'ai l'espoir qu'au Royaume-Uni, la mentalité anglo-saxonne les rapproche de leurs cousins d'Amérique.
Mais bon, le regard des autres freine. le confort, moi, je peux m'en passer : d'ailleurs, j'ai envie de te dire "quel confort ?!". Je ne suis pas propriétaire et la vie dans cette région n'a aucun attrait... mais étant plutôt cigale que fourmi (plutôt deux fois qu'une même), je suis aussi freinée par : comment vasi-je payer un garde-meuble ? comment vais-je vivre les premières semaines ? combien de temps faudrait-il que je me prive et que je restreigne pour avoir assez d'argent pour survivre 3/4 mois ? c'est difficile et pourtant j'en ai vraiment envie... me connaissant, je risque de le faire sur un coup de tête et ce n'est pas bon non plus...

Le Mammouth a dit…

Ah, le risque du coup de tête... Je connais aussi... J'ai toujours pensé que si un jour l'AP mettait fin à mon CDI, je risquais de tout claquer pour partir m'installer en Angleterre, sans rien avoir préparé... Du coup j'essaie de ne pas toucher à une part de mes économies, c'est ma bouée de sauvetage, lol. Par contre moi je suis propriétaire (enfin, accédant à la propriété) mais ça, ce n'est pas trop grave, je me dis qu'au pire je pourrais louer l'appart pour rembourser mon crédit.

Aidoku a dit…

On rêve de tous de partir, mais à partir du moment où l'idée est précise et revient nous hanter, on est au-delà du fantasme. Je suis sûre que tu finiras par partir. Pour un an ou toute la vie, c'est la toute la question. Mais tant que tu es heureuse...

Miss Bunny a dit…

Aido > je crois qu'effectivement on est au-delà du fantasme. Faut juste que je trouve le courage de passer le pas.

Aidoku a dit…

Ne peux-tu demander à avoir un poste à l'étranger ? On doit bien en chercher.
Et puis si j'ai bien compris, il n'y a rien de particulier qui te retient...

Miss Bunny a dit…

en fait, il existe des échanges de postes, mais pour ça, il faut avoir un poste fixe... ce qui n'est pas mon cas. De toutes façons, si je partais, ce ne serait pas en tant que prouf. Je crois que je laisserais tout tomber pour tenter ma chance dans une autre branche. J'ai pas mal d'expérience dans plein de domaines différents (et dans de très bonnes adresses). Alors je pense que je pourrais retomber sur mes pattes si je le voulais. Mais quitter le "confort" de ma situation actuelle n'est pas si facile. Je réfléchis, je réfléchis...

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