mercredi 11 juillet 2012

4 La Malédiction de Manderley - Susan Hill

"J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley..." Ainsi commence Rebecca, l'inoubliable roman de Daphné du Maurier immortalisé par le clèbre film d'Alfred Hitchcock. Manderley, c'est le magnifique château des de Winter, toujours habité par le souvenir obsédant de Rebecca, la première femme de Maxim ; Manderley, ravagé par les flemmes dans les dernières pages du roman. L'incendie n'était-il qu'un accident ? L'ombre maléfique de Rebecca sera-t-elle toujours un obstacle à leur bonheur ?
Comme des millions de lecteurs, Susan Hill, l'une des plus grandes romancières anglaises actuelles, a longtemps été hantée par le chef-d'oeuvre de Daphné du Maurier. Recréant avec un talent étonnant l'atmosphère mystérieuse de Manderley, elle devient à son tour la douce Mme de Winter, la narratrice de cette fascinante histoire, pour nous dévoiler enfin dans La Malédiction de Manderley les secrets de Rebecca.

 Mon dieu mais quelle perte de temps !!!! Je ne vais pas y aller par quatre chemins et je vais vous dire que je me suis ennuyée à mourir à la lecture de ce livre. Quelle déception après Rebecca ! Et surtout, quel intérêt ?!

Le livre fait 396 et en gros, les 260 premières pages ne servent strictement à rien. Il n'y a que des descriptions, des descriptions et encore des descriptions. En gros, il y a une ligne à sauver toutes les 30 pages peut-être... Et quand ça commence enfin, c'est décevant. Tout ça pour ça, franchement. Le dénouement de l'histoire est loin d'être satisfaisant, et je ne comprends pas pourquoi chaque personnage a un grain (à part peut-être Franck). Entre l'égoïste et mutique Maxim, la fade narratrice qui a des hallucinations, l'ivrogne de service et la gouvernante folle à lier, y'a de quoi faire...

C'est à nouveau la deuxième Mme de Winter qui raconte l'histoire, et si dans Rebecca son manque de confiance en elle est excusable par sa jeunesse et son inexpérience du monde, ici c'est tout simplement intolérable. Je vais faire un parallèle très simple, que ceux qui suivent Secret Story comprendront très bien : la narratrice, c'est Virginie et Maxim, c'est Kevin. Vous comprenez donc à quel point j'ai détesté ces personnages. Pour les autres, j'explique : la narratrice est une grande naïve assez malmenée par son mari mais qui dit amen à tout sans oser exprimer ses désirs profonds, qui dit toujours "je devrais je devrais" mais qui ne le fait jamais, et qui se lamente sans cesse. Maxim quant à lui est un petit gamin gâté qui fait tout ce qui lui chante sans se soucier de ce que sa femme peut bien penser et qui, quelquefois quand même, fait un geste pour lui faire plaisir, comme on jette un os à rogner à un chien quand il a été sage. Great, isn't it?!

Si vous avez lu et aimé Rebecca, passez votre chemin, il n'y a rien à sauver ici !

Livre lu dans le cadre de :

4 companion(s) so far:

Aidoku a dit…

T'es un peu obnubilée par Secret Story, toi, non ? ^^
En tout cas, j'ai compris, je passerai mon chemin.

Miss Bunny a dit…

euh, non, non je ne vois pas pourquoi tu dis ça :) Bon d'accord, un peu. mais faut dire que comme j'ai rien d'autre à faire par ici...

Kreen78 a dit…

Merci de donner un avis comme ça ! Il n'y en avait qu'un sur Amazon, et il était positif...

Miss Bunny a dit…

eh bien de rien :) j'aurais bien entendu préféré que l'avis soit positif... tant pis.

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