jeudi 1 décembre 2011

5 Les Divins secrets des petites Ya-Ya - Rebecca Wells

"Une danseuse de claquettes maltraite ses enfants..." Quand Vivi Walker lit dans le "Sunday New York Times" le portrait que brosse d'elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur le champ. Afin d'aider à renouer le dialogue entre la mère et la fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d'envoyer à Siddy son album souvenir : "Les divins secrets des petites ya-ya".
Siddy va alors plonger dans l'univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n'a jamais pu affaiblir. A travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre ainsi une image inattendue de l'exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout.




J'avoue, je ne m'attendais pas du tout à ça. Bon, peut-être un peu sur le fond. Je m'attendais à lire l'histoire d'une amitié à toute épreuve, comme une sorte de Quatre filles et un jean à l'âge adulte. Au lieu de ça, même si l'histoire d'amitié est présente et importante, la trame principale, ce sont les relations plus que chaotiques entre une mère et sa fille et l'écho qu'elle peut trouver dans la relation entre cette mère et sa propre mère. Du coup, j'ai souvent été gênée.

J'ai reconnu beaucoup de moi dans Siddy, dans son histoire, dans sa relation avec sa mère et son incapacité d'aimer qui en découle. Cette mère aimante, mais quand même abusive, alcoolique, qui a la main lourde, j'ai du coup eu beaucoup de mal à l'apprécier, même lorsqu'on nous donne des éclaircissements sur ses agissements. Et j'ai eu encore plus de mal à accepter que les gens l'excusent, excusent ses actes. Leur réconciliation est touchante, mais c'est une histoire qui a été assez pénible à lire. D'autant que cette relation dysfonctionnelle découle forcément de la relation bancale entre Vivi et sa mère, qui elle aussi, dans ses extrêmes religieux, me rappelle la mienne. J'adore ma mère (c'est ma mère, normal) mais je ne veux pas lire notre histoire alors que j'ai déjà beaucoup de mal à la vivre.

En revanche, j'ai bien aimé les passages qui racontent l'enfance de Vivi, l'amitié des Ya-ya, et je suis déçue que le livre ne soit pas centré sur ça.

En ce qui concerne l'écriture, j'ai trouvé la traduction pourrie. Traduire un accent, une façon de parler propre à l'état de Louisiane tel que ça a été fait dans le livre avec des "vs'autres" quasiment à toutes les phrases, j'ai trouvé ça d'un ridicule ! Ca ne m'a pas aidée à entrer dans l'histoire : j'ai quand même mis plus de 150 pages à vraiment m'y plonger.

C'est un très beau livre, mais qui résonne trop en moi pour que je l'apprécie à sa juste valeur.

Livre lu dans le cadre de :



Et n'oubliez pas le concours !!

5 companion(s) so far:

calypso a dit…

Je passe mon tour. L'histoire ne me tente pas vraiment.

Merci pour tes deux participations !

Miss Bunny a dit…

De rien :)

Aidoku a dit…

Moi, je ne dirai pas non. Je ne connaissais pas du tout ce titre, mais ça peut être intéressant à découvrir.

Lynnae a dit…

Je l'ai commencé cette semaine (ouf, tu ne spoiles pas ^^). Mais purée la traduction ... je sens que je vais devenir chèvre. Parti comme c'est, je ne pense pas qu'il me plaira. A part les passages sur Autant en emporte le vent :P

Miss Bunny a dit…

Ah oui, la trad est pourrie ! bon courage, parce que je me souviens que ça m'avait vraiment porté sur les nerfs

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