dimanche 15 mai 2011

2 The House of Sleep - Jonathan Coe

A group of students share a house in the eighties, fall in and out of love, and drift apart. A decade later they are drawn back together by a series of coincidences involving their obsession with sleep. Sarah is a narcoleptic who has dreams so vivid she mistakes them for real events; Robert has his life changed for ever by the misunderstandings that arise from her condition; Terry, the insomniac, spends his wakeful nights fuelling his obsession with movies; and the increasingly unstable Dr Gregory Dudden sees sleep as a life-shortening disease which he must eradicate...


Voici une lecture qui me laisse perplexe. Je suis vraiment partagée, car d'un côté, j'ai adoré l'écriture, sublime, très évocatrice, et de l'autre, si j'ai apprécié l'histoire jusqu'aux 3/4 du roman, je trouve les dénouements assez déroutants et pour tout dire, dérangeants.

Le roman raconte l'histoire d'un groupe de personnes à deux époques différentes : dans les chapitres impairs l'action se déroule en 1983/84, alors que les protagonistes sont étudiants, tandis que les chapitres pairs présentent l'action en 1996. De plus, certains chapitres se superposent : le premier chapitre de chaque partie commence en terminant la phrase commencée dans le dernier chapitre de la partie précédente, mais en changeant le point de vue, ce que je n'ai pas compris tout de suite, et qui m'a obligée à revenir sur mes pas, parce que je croyais avoir loupé quelque chose. On suit principalement les aventures de Sarah, qui souffre de narcolepsie, Robert, amoureux fou de Sarah - et accessoirement son colocataire, Terry, ami de Robert - et aussi colocataire, et Gregory, ex petit ami de Sarah - et ex colocataire. Les vies de ces personnages sont toutes liées, ce qui me fait dire que leur monde est quand même petit. J'avoue avoir trouvé ça un peu gros par moments.

L'écriture est belle, fluide, et m'a permis de me plonger tout de suite dans l'ambiance. Je n'ai eu aucun mal à imaginer les lieux, les personnages, à sentir les rayons de soleil, l'odeur de l'océan, le bruit des vagues.

Here, just for a few hundred yards, the town suddenly attempted to make something of its seaside location, and to take on, at last, some of the character of a holiday resort. Twenty bathing huts, shabbily painted in pale shades of yellow, green and blue, stood between the esplanade and the beach. A kiosk sold ice-cream and candy floss. Deck-chairs were available for hire. But there was, about all of this, an air of the perfunctory, the half-hearted. It fizzled away before it had really begun. Few holidaymakers came to this place; few of the rooms available in the various seafront boarding houses were occupied, even at what passed for the height of summer. And today, on this warm, windswept Sunday afternoon in late June, as discarded crisp packets flapped disconsolately against the pebbledashed walls of the public toilet, and seagulls bobbed with the queasy rise and fall of the incoming ocean, there were only two figures visible on the beach. One of them, a young woman of about twenty, her bare arms folded, her hair long, thin and jet-black, stood only a few feet from the water, looking out to sea. The other, who was perhaps fifteen or twenty years older, sat on a bench near the bathing huts, her overcoat folded neatly beside her, a small suitcase at her feet, her eyes closed, her face tilted towards the occasional sun.
Et tandis que je recopie ces lignes, je me dis que ce texte serait parfait pour une version de c@pes...

Je n'ai pas grand-chose de plus à dire, à vrai dire. Je suis un peu déçue, principalement par la fin de ce roman, parce qu'on ne sait pas pourquoi Robert rêve de l'endroit de la photo de Terry, parce que je cherche l'intérêt du personnage de Gregory...

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Livre lu dans le cadre du :
3 livres lus

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101 in 1001 - 69 : 67/72
101 in 1001 - 83 : 3/14

2 companion(s) so far:

Atrabilaire a dit…

Je suis contente que tu aies apprécié l'écriture de Coe ! Bon, contrairement à toi j'avais vraiment beaucoup aimé la fin (j'aime, justement, être totalement prise de court, même si au début j'avais été limite indignée : « mais qu'il est c.. d'avoir changé son entière vie pour une nana !! » avait été mon premier commentaire, si je me souviens bien).
DU coup, je ne te recommande pas "the Terrible Privacy of Maxwell Slim" parce que je pense que la fin te décevra ! ^^

Miss Bunny a dit…

en fait, ça ça ne m'a pas dérangée. J'ai même trouvé ça pas mal du tout, et la fin est suffisamment ouverte pour me faire croire à un happy end (je suis vraiment trop fleur bleue). C'est surtout le dénouement concernant Gregory - que j'ai détesté tout le long du bouquin - et Terry qui m'a déçue.

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