mercredi 13 avril 2011

1 Le Champ de coquelicots - Philippe Abric

Lionel est un jeune garçon insouciant qui profite tout simplement de la vie, de sa vie. Mais, à l'approche de son douzième anniversaire, d'étranges rêves viennent soudainement lui prédire une fin prochaine. Lionel bascule alors malgré lui vers un monde où l'illusion et la réalité s'entremêlent dans un étrange tourbillon, chaque jour un peu plus puissant. Cruel destin auquel Lionel ne peut échapper ? Ou ces rêves ne sont-ils au contraire que le pur fruit de son imagination ? Le dénouement final en surprendra plus d'un ! Frais et joyeux, baigné par le soleil du midi toulousain, ce roman propose - le temps d'une lecture - de retrouver le regard innocent de notre enfance et les plaisirs simples de la vie, croquée à pleines dents par les protagonistes. C'est aussi une réflexion sur notre rapport à l'identité qui interrogera le lecteur.


Comme il s'agit d'un partenariat, j'écris la critique telle qu'elle me l'a été demandée par Les Agents Littéraires, ce qui implique que j'ajoute une/des citations, ainsi qu'une note sur 5. Pour ce qui est des citations, je peux être amenée à le faire dans mes autres critiques, en revanche, la note sur 5 est un exercice auquel je ne me plie que pour Les Agents Littéraires, car je le trouve bien trop ardu.

Avant tout, je souhaiterais remercier les Agents Littéraires et les Editions Sorengo de m'avoir permis de découvrir ce livre.

J'avoue ressortir de cette lecture complètement perplexe et le résumé ne m'a pas du tout préparé à cette lecture. Non pas que le résumé soit erroné, car ile ne l'est pas, mais je m'attendais à un récit clairement plus fantastique ( je veux parler du genre littéraire, je ne porte pas de jugement - en tout cas pas encore ^^) que ce qu'il n'est en réalité.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais clairement, ce n'est pas non plus un coup de coeur, et je suis assez déroutée.

L'auteur nous présente plusieurs personnages, le protagoniste étant Lionel, jeune ado qui va avoir 12 ans. Il vit dans la banlieue Toulousaine avec ses parents et son grand-frère, qui lui a 14 ans. Ils vont tous les deux au même collège, mais sont assez différents : Lionel est très réfléchi, introverti mais néanmoins sociable, et a de fortes tendances à philosopher. Jérôme de son côté est plus extraverti, il est même assez cool et traîne pas mal avec ses potes au skatepark. Et puis, comme il est plus grand, ses hormones le titillent plus. D'ailleurs, il est sur le point de sortir avec Emilie, sa très jolie amie.

J'ai eu beaucoup de mal à différencier les deux frères quand ils apparaissaient ensemble. A cause de leurs prénoms, que j'avais du mal à dissocier et aussi certainement parce que pour moi, Lionel est un prénom d'adulte. Le reste des personnages se mélange aussi dans ma tête, et pour beaucoup, je n'ai pas bien compris leur intérêt (Clément, Pierre, Delphine...) : ils n'apparaissaient qu'épisodiquement, et ne servaient pas à grand-chose. De plus, vu la façon dont se termine le volume, je doute qu'on les revoie dans le tome 2 (oui, c'est un tome 1, j'ai oublié de préciser).

L'auteur aborde les premiers émois et les premières relations sexuelles, mais cela m'a mis assez mal à l'aise je dois dire. Je ne suis pas particulièrement prude, et rien n'est décrit de façon vulgaire ou racoleuse, mais j'ai souvent éprouvé de la gêne à la mention des "expériences" des personnages. De plus, les "expériences" homosexuelles sont omniprésentes et j'ai trouvé ça too much. J'aime quand les histoires homosexuelles sont traitées comme des histoires, et qu'on ne leur accole pas d'étiquettes. Par exemple, Tara et Willow ne sont pas un couple homosexuel pour moi, elles sont un couple, point à la ligne. Là, j'ai eu l'impression que l'auteur essayait de faire comprendre au lecteur que NON l'homosexualité n'est pas un crime, et oui l'amour entre deux hommes peut être naturel, mais à force d'essayer, ça obtient plutôt l'effet inverse. Je ne sais pas si je suis bien claire.

J'ai bien aimé en revanche l'atmosphère qui se dégage de ce livre. Je reformule : j'ai bien aimé la façon dont l'atmosphère est plantée, l'atmosphère en elle-même m'a donné la sensation d'avancer comme dans du coton pendant toute la lecture. Mais, au regard du dénouement, je trouve ça vraiment très bien amené. Et l'atmosphère permet de se plonger dans le questionnement posé par les rêves de Lionel, ses réflexions, qui se confirment dans le dénouement.

Un dernier mot : je ne sais si c'est du fait de l'auteur ou de l'éditeur, peut-être un peu des deux, mais j'ai relevé une dizaine de coquilles, fautes d'orthographe, de conjugaison... C'est dommage, et quelquefois, il faut s'y reprendre à deux fois pour comprendre une phrase.

Morceaux choisis :
- Papa ! dit Lionel en s'asseyant.
- Oui ? répondit son père en s'immobilisant.
- J'ai vraiment dormi si longtemps que ça ?
- Ca fait une demie-heure que nous aurions dû passer à table...
- Est-ce que c'est normal d'avoir l'impression d'avoir perdu quelque chose en se réveillant ?
p.54


- Tu sais. Hier, j'ai fini ce vieux Zelda sur la Game Boy, celui que mon frère avait reçu quand il avait sept ans.
- Super ! Et alors ? La fin est sympa ? demanda Romain sans quitter l'écran des yeux.
- Ouais, c'est cool... Mais c'est marrant : on découvre que tout le monde du jeu n'existe pas en vrai. En fait, c'est juste le rêve d'une baleine débile.
- En effet, ça a l'air cool, dit Romain ironique.
- Non, sans rigoler, dit Lionel en s'acharnant sur les boutons de la manette. C'est horrible en fait, ça m'a déprimé un peu.
- Petite nature.
- Tu te rends compte ? Tout ce que Link a vécu pendant le jeu, tous les amis qu'il a rencontrés, tous les méchants qu'il a tués...
- Tout ça n'existait pas, finit Romain qui semblait comprendre parfaitement.
- C'est pire que ça, renchérit Lionel. Ils existaient vraiment d'une certaine manière, mais ils sont tous morts d'un coup quand la baleine s'est réveillée. Quelle idiote !
p.72

Ma note : 2,5/5, parce que je n'arrive vraiment pas à me décider si j'aime ou non.
_______________________
101 in 1001 - 69 : 41/72

1 companion(s) so far:

Aidoku a dit…

Ça a l'air un peu bizarre.
Je ne vois pas trop le rapport entre des rêves où se mêlent fiction et réalité, et les expériences sexuelles de pré-adolescents ; qui dit en passant, me paraissent un peu jeune, surtout pour des expériences homosexuelles, bien que je n'ai rien contre non plus. Est-ce que ne serais pas l'âge des protagonistes qui t'as gêné ?

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