samedi 2 avril 2011

1 84, Charing Cross Road - Helene Hanff

Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise au 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité à laissé place à l'intime, presque à l'amour.


J'ai vu ce titre revenir plusieurs fois dans la blogosphère, ce qui m'a interpelée.

C'est un livre assez court (114 pages), qui se lit donc très vite : c'est un recueil de lettres qui ont été échangées sur une période de 20 ans entre Helene Hanff, New Yorkaise sans le sou qui écrit des scénarii pour la télé, et le personnel (plus particulièrement Frank Doel) de la librairie Marks & Co., située à Londres.

Je n'avais pas d'a priori sur ce livre, car si je l'ai vu souvent revenir dans les blogs que je parcours, je n'ai jamais lu les critiques qui suivaient (quand je vais sur les blogs, s'il y a un livre qui m'intéresse, je ne lis les critiques qu'après avoir lu le livre, pour ne pas être influencée).

Pour ma part, je le trouve trop court. Ou plutôt, je trouve que les lettres publiées ont été mal choisies. On ne sent pas dans ces lettres-ci la naissance de l'amitié entre les protagonistes ; elle nous est imposée au bout de quelques lettres, sans qu'on n'y prenne garde. De même, le temps qui passe (20 ans quand même c'est pas rien) n'est pas ressenti. Quand il y a des dates dans les livres, j'ai tendance à ne pas les lire. Du coup, j'ai besoin dans le texte d'indices temporels (des enfants qui grandissent, des personnages qui s'interrogent sur le temps qui passe, des étapes de la vie qui sont franchies...). Ici, il n'y a rien de tout ça. Si, il y a bien la mention de l'âge d'un des personnages (12 ans au début du livre, et d'un seule coup, elle a 24 ans), mais voilà, justement, ça arrive d'un seul coup, sans crier gare.

De la même façon, dans les lettres choisies, les Londoniens ne cessent de répéter à Helen qu'elle est la bienvenue, qu'ils attendent sa visite. Au final elle n'ira jamais (du moins pas durant le déroulement du livre) et ça nous donne un peu l'impression d'attendre l'Arlésienne.

Malgré le fait que ce soient des lettres personnelles, des lettres qui existent, qui ont vraiment été écrites, je les trouve froides, et les personnalités de ceux qui les écrivent ne transparaissent pas.

Je n'ai pas détesté, mais il me semble que cet ouvrage aurait pu être beaucoup plus intéressant présenté autrement.

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101 in 1001 - 69 : 35/72

1 companion(s) so far:

Laureline a dit…

Il est dans ma PAL. Je lis beaucoup d'avis mitigés sur ce livre.

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